Amadou Keita et Moi: l'histoire d'une amitie indefectible et inconditionnelle

Amadou Keita et Moi 

Je reviens sur l’histoire d’une amitié indéfectible, l’histoire d'une rencontre avec l'un de mes meilleurs amis, Amadou Keita.

J’ai eu la chance, et bien sûr la chance de rencontrer Amadou à l’école secondaire. Dès le début, de notre rencontre, le courant est très vite passé entre nous, même si je le voyais comme un garçon réservé au début. Il était sérieux et surtout ambitieux, mais j’ose penser qu’on se redoutait au début, car il y’avait une certaine concurrence, même si elle était indirecte entre lui et moi. Il faut le dire, il y’avait un autre concurrent qui nous (Amadou et moi) était commun, et qui était plus redoutable et plus sérieux, et qui d’ailleurs était resté imperturbable à la première place, Abass. Abass était un géni qui pouvait facilement sortir des 20/20 dans beaucoup de matières et surtout dans les sciences exactes. Abass n’était pas la seule menace, il y’avait aussi Fifi (Fatoumata Kourouma), AOD (Alpha Oumar Diallo) et tant d’autres en Sciences Maths. En Sciences Expérimentales, il y’avait Zola (Cavin Bah), Dalanda et Nene Mariam qui se livraient une lutte sans merci. Moi j’étais surtout très fort dans les matières littéraires telles que le Français, la philosophie, l’histoire et autres. Je retenais vite, peut être du fait que j’avais commencé par l’école coranique à Pita. Je me souviens que notre professeur de physique, Mr Barry, me citait toujours avec ma « mémoire fraiche », car je lui rappelais même les leçons de l’année d’avant. Cette ambition de concurrence nous a d’ailleurs beaucoup aidé, car personne ne voulait se laisser faire.

Notre lycée, Nafa, était situé à Kaporo Rails et moi j’habitais à Hamdallaye. Mon ami Amadou n’habitait pas loin du lycée, moi j’étais le plus éloigné. On avait cours toute la semaine de 8h du matin à 14h. Après les cours de 14h, on allait assister à des séances de révisions à Kipé, non loin de notre lycée où on s’était inscrit pour être le mieux prêt possible pour le bac, mais aussi et surtout garder le rythme de la concurrence, car chacun voulait coûte que coûte préserver au mieux sa place, et si possible déclasser certains élèves. Après les cours, à 14h, je partais avec Amadou chez lui, où on mangeait, profitait pour prier, avant d’aller à Kipé. Ainsi, au fur et mesure, les liens entre nous deux, devenaient de plus en plus étroits. Ensemble on a décroché le bac, d’ailleurs s’il faut le dire avec la mention « Bien » en 2004. En 2005, on est venu en France poursuivre nos études supérieures, lui à Nancy, moi à Lille. La même année, j’étais venu lui rendre une visite fraternelle et courtoise à Nancy, avant de nous retrouver pendant l’été 2006 à Paris, chez son papa, Tonton Lamine.

Une rencontre exceptionnelle

Dans la vie, il ya des rencontres qui peuvent avoir des impacts eternels sur la vie d’une personne. En été 2006, à Paris, j’ai rencontré le papa de Amadou, Tonton Lamine, un homme aux qualités exceptionnelles. Je ne suis resté avec lui que quelques mois, mais sa rencontre m’a marqué à vie. Avec Tonton Lamine, j’ai appris la persévérance et surtout le courage. J’ai beaucoup appris de lui et avec lui, il est une source d’inspiration pour moi. Ces sages conseils m’accompagnent toujours. Il y’a un don que j’ai vu en lui, c’est sa clairvoyance sur les événements et sa capacité d’anticiper les issues futures. Cet homme est sage et objectif dans ses raisonnements.

Une amitié au dessus de toute considération

Malgré notre différence de convictions et d’opinions politiques, Amadou et moi, sommes restés au dessus des querelles politiciennes. Au fait Amadou ne s’intéresse pas trop à la politique, mais il est un soutient inconditionnel au Pr Alpha Condé. Moi très passionné de la politique, je suis un fervent supporteur de Cellou Dalein, lequel je voue une confiance et une admiration inconditionnelles. Les dernières élections en Guinée, ont crée, il faut avoir le courage de le dire, des tensions très vives entres les différentes communautés qui composent la Guinée, et notamment entre les peuls et les malinkés. Amadou et moi ne sommes pas tombés dans ce piège de la division et de l’incompréhension, et avons su préserver notre lien de fraternité et d’amitié. Amadou et moi, devons être une inspiration pour tous les Guinéens qui veulent ériger des barrières entre le peuple Guinéen; car qu’on vient de la Nzérékoré, Kouroussa, Pita ou Boké, on est tous Guinéen, et on est tous fier de l’être.

FAROUGOU MO HADJA BINTOU

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Commentaires (2)

1. Almamy 25/04/2011

Farougou je me souviens de l'été 2006 en corse tu m'a beaucoup parlé du papa de Amadou.
je confirme que cet homme t'a beaucoup marqué.
tu m'a présenté Amadou sur facebook, mais c'est à travers cet article que je vois qui il est exactement!












2. dalanda 25/04/2011

la concurrence etait bien presente entre nous, mais personne ne le disait.Je suis contente de l'exemple de Amadou et Toi,pour tisser des liens solides entre les differentes ethnies de la Guinee.qui on le voit est entrain d'etre divisées a des fin politiques

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FAROUGOU MO HADJA BINTOU

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