Le peuple Libyen, il ya prequ’un mois, s’est levé pour manifester et réclamer son droit à la démocratie et à la liberté. Face cette manifestation qui se voulait pacifique au début; le régime en place depuis 42 ans, a choisi la violence et la répression. Ce régime qui est une des dictatures les plus abominables et les plus répressives de la planète n’a pas hésité à verser le sang des Libyens. Pendant 42 ans de règne sans partage, Kadhafi a imposé à son peuple une paix fondée sur la peur, la violence et la répression ; devenant ainsi un des hommes les plus craints et les plus riches du monde. Il distribue faveurs et disgrâces, et règne sans partage sur les ruines d'un pays ravagé par la corruption, dans un régime fait d'ambitions et de grandeurs, de trahisons et de lâchetés. Il a bâti une fortune colossale sur le dos des Libyens avec l’argent du pétrole.
Pour répondre à l’aspiration de démocratie et de liberté du peuple Libyen, Kadhafi choisit de le bombarder avec des avions de guerre, des armes mitraillettes, des tanks, des armes lourdes, des tirs à balles réelles. Le bilan des massacres par les forces de Kadhafi dépasse de loin les 8000 morts. Malgré les multiples appels de la communauté internationale, le colonel Kadhafi a fait sourde oreille, et a continué de massacrer son peuple. Face à cette situation faudrait-il laisser Kadhafi massacrer tout son peuple ? Faudrait-il rester indifférent quand des innocents se font tuer parce qu’ils réclament leur droit à la démocratie et à la liberté ? Pourquoi ceux qui sont contre aujourd’hui contre l’intervention des forces de la coalition, n’avaient-ils pas réussi à convaincre Kadhafi d’arrêter la violence contre son peuple ? Fallait-il que la communauté internationale garde le silence et reste indifférente comme ce fut le cas pendant le génocide du Rwanda en 1994 ou le Génocide de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine en 1995 ?
Mes très chers lectrices et lecteurs en évoquant le principe de non ingérence, la communauté internationale a laissé les Rwandais à un moment où ils en avaient de plus besoin d’aide. Pour la petite histoire, ce génocide fut commis dans le cadre d'une guerre civile opposant le gouvernement rwandais, qui s'était autoproclamé Hutu Power avant le génocide, et le Front patriotique rwandais (FPR), accusé par les autorités d'être essentiellement « tutsi ». D'une durée de cent jours, ce fut le génocide le plus rapide de l'histoire de l’humanité, et celui de plus grande ampleur en termes de nombre de morts par jours. Il a fait environ un million de morts en 100 jours, mais le monde entier est resté muet et indifférent.
Face au massacre des Libyens, il serait impardonnable que la communauté internationale tourne le dos au peuple Libyen dans son combat pour la démocratie et la liberté. Fallait-il laisser un deuxième génocide rwandais, après que le clan Kadhafi ait promu « un bain de sang » à son peuple. Celui qui traite son peuple de « rats » et de « sujets » en promettant de les « purger » dans tous les coins de la Libye a, à mon sens, perdu toute légitimité. L’urgence est d’entreprendre toutes les mesures possibles y compris militaires, pour protéger les vies des Libyens face à la barbarie du clan Kadhafi. La résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU allant dans ce sens, est à mon sens le seul moyen pour sauver les Libyens contre les forces du mal dirigées par le guide en perdition. Il y’en a qui justifie cette intervention par l’intérêt du pétrole, moi ce qui m’importe c’est ce que les vies des Libyens soient épargnées, je ne veux pas que Kadhafi continue à verser, dans toute impunité, le sang de son peuple.
Quant à la Côte d’Ivoire, il ya une nécessité urgente d’intervenir pour empêcher le pays de s’embourber dans la violence. Aujourd’hui, il ya un risque fort et sérieux d’une guerre civile en Côte d’Ivoire. Face à cette situation, la communauté internationale doit prendre des mesures fortes pouvant permettre d’éviter une guerre civile.
Il ya des principes aux quels je crois, j’ai des sensibilités aux quelles je ne vais jamais renoncer. Je demeure convaincu que personne n’a le droit de verser le sang de son peuple dans toute impunité ou d’arrêter l’histoire en marche d’un peuple. Je reste persuadé que personne n’a le droit de refuser ou de s’opposer au droit d’un peuple à la démocratie et à la liberté.
FAROUGOU MO HADJA BINTOU
1. 27/03/2011
Je dis que le chemin le plus facile à emprunter est celui qui est déjà dressé. Quand il faut forger une nouvelle réflexion dénuée de toute thèse présupposée, je me rends compte à quel point l'esprit humain est flexible.En lisant cet article, je me suis rappelé le premier article que j'ai lu sur le dossier libyen dans le Metro en allant à l'université.J'aurai aimé ici, une réflexion critique, faite de thèse et d'antithèse sans prise de position directe, un écrit plus objectif.
TANT QU'IL Y A UNE POSSIBILITÉ POUR LA PAIX, N'OPTONS PAS POUR LA VIOLENCE. TANT QU'ON PEUT FAIRE DU BIEN N'OPTONS PAS POUR LE MAL.La Solidarité des Peuples est plus forte que l'egoïsme des Nations.
I believe that solidarity between peoples is stronger than the selfishness of nations...
FAROUGOU MO HADJA BINTOU
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