Guinee: Quete d'UN Etat de Droit

FAROUGOU MO HADJA BINTOU 

Qu’il soit dit par les enfants de nos enfants, que quand nous avons été mis à l’épreuve, nous avons refusé d’abandonner notre chemin vers la prospérité et que nous avons refusé la division, la violence et la haine, et que nous n’avons pas fait demi-tour et que nous n’avons pas fléchi; et avec les yeux rivés sur l’horizon et avec la grâce de Dieu, nous avons porté ce grand pays la Guinée et l'avons livré sain et sauf aux générations futures. Qu’on soit Soussou, peul, Malinké, ou Forestier, mes très chers compatriotes, sachez que c’est à nous d’écrire la suite de notre histoire ensemble pour une Guinée unie et prospère.

Ne nous laissons pas manipuler à des fins politiques et politiciennes. Nos grands parents, nos ancêtres vivaient ensemble, depuis la nuit des temps, en harmonie, avec une grande solidarité. En prenant l'exemple de Almamy Samory Touré qui était de la Haute Guinée, qui a été un grand résistant à la colonisation, et qui fait aujourd’hui la fierté de toutes les filles et de tous les fils de la Guinée, il entretenait des relations de fraternité et d’amitié avec le Foutah. D'ailleurs, on lui enroula la bande (la couronne) de Almamy à Timbo, capitale du Foutah Théocratique à la fin du XIXème siècle. C’est donc au Foutah qu'il récit son Titre de Almamy au XIXème Siècle. Depuis Timbo, on consultait Samory souvent, et on lui faisait part du plus grand nombre des décisions importantes qu'on prenait au Foutah.

Quant au premier Almamy du Foutah, Karamoko Alpha, suivant les conseils d'un colporteur Malinké, il se rendit durant sept ans dans la ville sainte de Kankan, en Haute Guinée, au XVème siècle, pour parfaire sa formation auprès des nombreux érudits qui vivaient dans cette ville à l'époque. C'est a Kankan qu'il obtient le sobriquet Karamoko (qui signifie maitre enseignant en malinké) ce sobriquet ne lui quitta plus d’ailleurs.

Dinah Salifou, dernier roi des Nalous, qui a été un grand résistant à la colonisation, et qui avait fondé un grand royaume à la fin du XIXème siècle, en Basse Côte, a fait ses études au Foutah. En fouillant l’histoire riche et variée de ceux qui peuplent actuellement la Guinée, on se rencontre que les populations avaient toujours vécu en harmonie, dans le respect mutuel et dans une grande considération réciproque.

Les Guinéens vivaient ensemble sans haine. Je tiens à rappeler que c’est ensemble qu’ils ont voté en grande majorité le 28 Septembre 1958, pour l’indépendance de notre chère patrie, la Guinée. Les relations n'ont commencé à se détériorer qu'après l'indépendance par la machination des politiciens. IL est de la responsabilité de toutes les filles et de tous les fils de la Guinée briser cette barrière fictive que la politique politicienne veut nous imposer. Ayons le courage de dénoncer tout ce qui vise à détériorer le tissu social en Guinée.

Cet appel solennel à l’unité et à la cohésion nationale, s’adresse à toutes les Guinéennes, tous les Guinéens soucieux de l’avenir de notre chère patrie, à refuser toutes les formes d’injustice, de division et de haine entre les Guinéennes et Guinéens. Qu’on arrête des Guinéens venus accueillir un Guinéen en Guinée, cela est inadmissible et inacceptable. Tous ceux qui sont morts depuis 1958, c’est pour que la Guinée soit un Etat de droit, où chaque Guinéen peut jouir librement de ses droits les plus fondamentaux, les plus élémentaires et les plus civiques. Qu’on soit Soussou, Peulh, Malinké, ou Forestier, on ne doit pas accepter qu’on tire à balles réelles sur des Guinéens qui manifestent pacifiquement. Quelque soit notre bord politique, on ne doit non plus accepter qu’on arrête arbitrairement des Guinéens, pour les condamner injustement. Ces pratiques là, sont contraires aux principes de démocratie, de liberté et d’Etat de droit.

FAROUGOU MO HADJA BINTOU

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TANT QU'IL Y A UNE POSSIBILITÉ POUR LA PAIX, N'OPTONS PAS POUR LA VIOLENCE. TANT QU'ON PEUT FAIRE DU BIEN N'OPTONS PAS POUR LE MAL.La Solidarité des Peuples est plus forte que l'egoïsme des Nations.
I believe that solidarity between peoples is stronger than the selfishness of nations...

FAROUGOU MO HADJA BINTOU

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