GUINEE: DEVOIR DE MEMOIRE

Il fut un autre 28 septembre 2009

En ce 28 septembre 2010, les Guinéennes et Guinéens se souviennent du carnage du 28 septembre 2009. Il y’a un an jour pour jour une population désarmée se faisait massacrer par l’armée qui était sensée la protéger. Cette population composée d’hommes et des femmes était réunie dans un stade qui porte le nom 28 SEPTEBMRE pour exprimer sa soif de démocratie…

Il y’a 52 ans, les Guinéennes et les Guinéens par un referendum historique votèrent NON à la colonisation, pour l’indépendance. Grâce à ce vote historique de nos grands parents, la Guinée devenait un pays pionnier des indépendances Africaines. Ces hommes et femmes qui ont permis notre pays d’accéder à l’indépendance, rêvait d’une Guinée vertueuse, libre, épanouie… Ces Guinéennes et Guinéens qui avaient sacrifié leurs intérêts personnels, leurs divergences politiques pour écrire les nouvelles pages de l’histoire de notre pays. IL y’a aujourd’hui plus de 52 ans depuis ce NON historique, le rêve d’une Guinée unie, démocratique, prospère a viré à un cauchemar qui semble s’éterniser pour toujours.

Le peuple Guinéen voulant poursuivre l’œuvre gigantesque des pionniers de l’indépendance de 1958 est sorti pour exprimer sa soif démocratie et dire NON aux velléités mal saines du de celui fut le capitaine du Camp Alpha Yaya. Ce mouvement pacifique du vaillant peuple de Guinée a été réprimé par l’Armée dans le sang. Le vent de carnage emporte le capitaine en Décembre 2009 pour l’exiler jusqu’à présent à Ouaga. En janvier 2010 après les accords de Ouaga, on a commencé à croire de nouveau à la renaissance du rêve Guinéen, avec les premières élections libres en juin 2010. On a cru avoir tourné la page de la dictature, de la démagogie, mais les démons du passé essayent toujours d’agir pour perturber la transition. Après le 1er tour, le second tour semble se heurter à des barrières infranchissables.

Mes très chers compatriotes

Dans ces moments de doute, de méfiance, d’inquiétude, je vous appelle à regarder notre avenir ensemble, dans le même sens. Ne sacrifions pas notre beau pays, pour des intérêts égoïstes et personnels, car la Guinée est plus grande que la somme de nos ambitions. Qu’il soit dit par les enfants de nos enfants, que quand nous avons été mis à l’épreuve, nous avons refusé d’abandonner notre chemin et que nous n’avons pas fait demi-tour et que nous n’avons pas fléchi ; et avec les yeux rivés sur l’horizon et avec la grâce de Dieu, nous avons porté ce grand pays la Guinée et l'avons livré sain et sauf aux générations futures. C'est le changement, la démocratie, la bonne gouvernance qui peuvent déverrouiller les potentialités de la Guinée. C’est une responsabilité dont seuls les Guinéens peuvent s'acquitter et non la communauté internationale. C’est à nous d’écrire la suite de notre histoire ensemble pour une Guinée unie et prospère…

Je m’incline pieusement devant la mémoire des tous les martyrs pour la démocratie en Guinée depuis 1958.

Que Dieu bénisse la Guinée et le peuple Guinéen

Oumar Farougou BAH


Farougou: mise à jour le 28 Septembre 2010

 

 

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TANT QU'IL Y A UNE POSSIBILITÉ POUR LA PAIX, N'OPTONS PAS POUR LA VIOLENCE. TANT QU'ON PEUT FAIRE DU BIEN N'OPTONS PAS POUR LE MAL.La Solidarité des Peuples est plus forte que l'egoïsme des Nations.
I believe that solidarity between peoples is stronger than the selfishness of nations...

FAROUGOU MO HADJA BINTOU

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